Alphonse Daudet  1840-1897

De realistische roman wordt in de 19e eeuw het beste  vertolkt door Gustave Flaubert, de gebroeders Goncourt en Alphonse Daudet.

"Dans ses contes comme dans ses romans Alphonse Daudet a peint la réalité avec un relief saisissant. Q'il raconte son enfance et sa jeunesse douloureuses ( "Le Petit Chose" ),qu'il évoque plus joyeusement la nature et les moeurs du Midi ( "Lettres de mon moulin", "Tartarin de Tarascon", "Numa Roumestan",etc.), qu'il décrive la haute société parisienne ( "Le Nabab" ), l'existence des souverains déchus ( " Les Rois en exil" ) ou le monde de l'Institut (" L'Immortel"), toujours il excelle au moyen de quelques traits à camper un personnage et à dresser un décor sous nos yeux. Il a su créer des types vivants, dont le plus fameux est Tartarin, le méridional exubérant et familier, volontiers hâbleur et vantard, mais serviable et bon garçon.
Ce peintre exact et pittoresque des choses et des gens n'est d'ailleurs pas un impassible; il possède une faculté de sympathie universelle qui lui a fait comprendre et sentir la vie de tous les êtres, hommes et animaux; le spectacle des travers et des ridicules excite sa verve railleuse, la vue de l'infortune touche son âme compatissante.
 Et tous les dons qui font de lui un génie si riche et si complet, dons d'observation pénétrante et de fantaisie légère , d'ironie amusé et de tendresse émue, se retrouvent en son style expressif et rapide, qui, unissant à la spontanéité naturelle la perfection artistique, a trouvé le moyen de plaire à tous les publics, populaires ou raffinés."  (M.B.)



Terug








Alexandre Dumas
  1802-1870


Alexandre Dumas est un écrivain français, né le 24 juillet  (5 thermidor an X) à Villers-CotterêtsAisne) et mort le 5 décembre 1802 à Puys, près de Dieppe (Seine-Maritime).

Il est le fils du général Thomas Alexandre Dumas et le père de l'écrivain Alexandre Dumas (1824-1895) dit Dumas fils, auteur en particulier de La Dame aux camélias.


Biographie

Dumas voit le jour le 24 juillet 1802 rue de Lormel à Villers-Cotterêts. Son père est Thomas Alexandre Davy-Dumas de la Pailleterie, général pendant la Révolution qui fit une brillante carrière dans les armes et sa mère est Marie Labouret, fille de Claude Labouret, aubergiste à l'Écu d'or à Villers-Cotterêts.

« Je suis lié à Villers-Cotterets, petite ville du département de l'Aisne, située sur la route de Paris à Laon, à deux cents pas de la rue de la Noue, où mourut Demoustiers, à deux lieues de la Ferté-Milon, où naquit Racine, et à sept lieues de Château-Thierry, où naquit la Fontaine»

L'enfant a pour marraine sa sœur, Aimée-Alexandrine Dumas (son ainée de neuf ans) et pour parrain le maréchal Brune.

Le général Dumas meurt le 26 février 1806, quatre ans après la naissance de son fils. Alexandre Dumas a pour aïeul un marquis désargenté qui immigra en 1760 à l'île de Saint-Domingue et une esclave noire du nom de Marie-Cessette Dumas.

Dumas étant quarteron, il fut souvent en butte aux sarcasmes racistes de ses contemporains.

« Au fait, cher Maître, vous devez bien vous y connaître en nègres ?
- Mais très certainement. Mon père était un mulâtre, mon grand-père était un nègre et mon arrière-grand-père était un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence où la vôtre finit. »

Il a neuf ans lorsqu'il entre au collège de l'abbé Grégoire à Villers-Cotterêts. Il y reçoit les bases de l'instruction primaire. Il y restera élève jusqu'en 1813.

À treize ans, le petit Alexandre ne sait presque rien, il a pour seule éducation ses lectures de la Bible, de récits mythologiques, de l'Histoire naturelle de Buffon, de Robinson Crusoé et des Contes des mille et une nuits. Cependant, sa calligraphie est exceptionnelle. Il est engagé comme coursier dans une étude de notaire, celle de maître Mennesson. « Il fut donc décidé que, le lundi suivant, j'entrerais chez maître Mennesson : les gens polis disaient en qualité de troisième clerc, les autres en qualité de saute-ruisseau. ».

Alexandre fera la connaissance d'Adolphe de Leuven qui l'initiera à la poésie moderne. Ils auront également l'occasion d'écrire ensemble des vaudevilles.

En 1822, il se trouve une place de clerc de notaire et part pour Paris avec un collègue. Là-bas, il découvre laComédie-Française. C'est le début d'une vie nouvelle pour Alexandre lorsqu'il fait la rencontre d'un grand acteur de l'époque, Talma. L'année suivante, grâce à la protection du général Foy il travaille dans les bureaux du secrétariat du duc d'Orléans et peut enfin faire venir sa mère à Paris.

Un an après, le 27 juillet 1824, c'est la naissance d'Alexandre son fils, fruit de sa liaison avec Laure Labay, couturière et sa voisine de palier place des Italiens. L'enfant est illégitime jusqu'à ce que Dumas le reconnaisse le 17 mars 1831, quelques jours après la naissance de sa fille Marie-Alexandrine (le 5 mars 1831) qu'il a de Belle Kreilssamer.

Cette même année, Dumas se remet au vaudeville avec de Leuven et La Chasse et l'Amour connaît un grand succès. C'est aussi la période où Dumas découvre les « Romantiques » et va beaucoup au théâtre. Il écrit son premier drame historique, Henri III et sa cour en 1828. Bien que qualifiée de « scandale en prose » (en référence à Hernani, la pièce de Victor Hugo qualifiée de « scandale en vers » à sa création), la pièce présentée à la Comédie-Française connaît un énorme succès.

C'est un auteur prolifique, avec l'aide notoire de « nègres » et en particulier d'Auguste Maquet qui a participé à la plupart de ses réalisations. Il signe des grandes fresques historiques telles Les Trois Mousquetaires ou Le Comte de Monte-Cristo en 1844. La même année, Dumas achète un terrain à Port-Marly et fait bâtir le « château de Monte-Cristo », une bâtisse de style composite, à la fois Renaissance, baroque et gothique.

En 1846, il fait construire son propre théâtre à Paris, boulevard du Temple, qu'il baptise « Théâtre-Historique ». Le théâtre est inauguré en 1847 et accueille les pièces de plusieurs auteurs européens (Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller) avant de faire faillite en 1850.

En 1848, il est candidat malheureux aux élections législatives qui suivent la révolution. Il soutient ensuite Louis-Eugène Cavaignac contre Louis-Napoléon Bonaparte.

Ruiné par la faillite de son théâtre, Dumas est obligé de vendre aux enchères son château qu'Honoré de Balzac admirait tant. En 1851, poursuivi par plus de 150 créanciers, Dumas doit s'exiler un temps en Belgique.

Il ne ralentit pas pour autant sa production littéraire. Fin gourmet, il est même l'auteur d'un Grand Dictionnaire de cuisine.

« Alexandre Dumas partageait son temps, comme d'habitude, entre la littérature et la cuisine; lorsqu' il ne faisait pas sauter un roman , il faisait sauter des petits oignons. »

En septembre 1870, après un accident vasculaire qui le laisse à demi paralysé, Dumas s'installe dans la villa de son fils à Puys, quartier balnéaire de Dieppe. Il y meurt le 5 décembre 1870. Sa dépouille est transférée au Panthéon de Paris le 30 novembre 2002, à l'occasion du bicentenaire de sa naissance.


Œuvres

  1. La Chasse et l’Amour (théâtre), 1825
  2. La Noce et l’Enterrement (théâtre), 1826
  3. Henri III et sa cour (théâtre), 1829
  4. Christine, ou Stockholm, Fontainebleau et Rome (théâtre), 1830
  5. Napoléon Bonaparte, ou Trente Ans de l’Histoire de France (théâtre), 1831
  6. Antony (théâtre), 1831
  7. Charles VII chez ses grands vassaux (théâtre), 1831
  8. Teresa (théâtre), 1831
  9. La Tour de Nesle (théâtre), 1832
  10. Souvenirs d’Anthony, 1835
  11. Chroniques de France : Isabel de Bavière, 1835
  12. Kean (théâtre), 1836
  13. Caligula ((théâtre), 1837
  14. Mademoiselle de Belle-Isle (théâtre), 1837
  15. Acté, 1837
  16. La Salle d’armes / Pauline, (roman), 1838
  17. Le Capitaine Paul, 1838
  18. Le Capitaine Pamphile, 1839
  19. Crimes célèbres, 1839-1841
  20. Napoléon, 1840
  21. Othon, l’archer, 1840
  22. Les Stuarts, 1840
  23. Maître Adam le calabrais, 1840
  24. Le Maître d’armes, 1840-1841
  25. Praxède, 1841
  26. Aventures de Lydéric, Grand-forestier de Flandre, 1841 IBSN 2-85984-023-0
  27. Nouvelles Impressions de voyage (Midi de la France), 1841
  28. Excursions sur les bords du Rhin, 1841
  29. Souvenirs de voyage - Une année à Florence , 1841
  30. Jeanne la pucelle 1429-1431, 1842
  31. Le Speronare, 1842
  32. Le Capitaine Arena , 1842
  33. Le Chevalier d'Harmental, 1842. Son premier succès de romancier
  34. Le Corricolo, 1843
  35. Des demoiselles de Saint-Cyr (théâtre), 1843
  36. Filles, Lorettes et Courtisanes, 1843
  37. Georges , 1843
  38. L'Orfèvre du roi, ou Ascanio, 1843
  39. Sylvandire, 1844
  40. Fernande, 1844
  41. Les Trois Mousquetaires, 1844
  42. Le Château d’Eppstein, 1844
  43. Cécile, 1844
  44. Gabriel Lambert, 1844
  45. Louis XIV et son siècle, 1844
  46. Vingt Ans après, 1845
  47. Le Comte de Monte-Cristo, 1845 – 1846
  48. Une fille du régent, 1845
  49. La Reine Margot, 1845[15]
  50. Les Médicis, 1845
  51. Les Frères corses, 1845
  52. Le Chevalier de Maison-Rouge, 1845-1846
  53. La Dame de Monsoreau, 1846
  54. Le Bâtard de Mauléon, 1846
  55. Joseph Balsamo, 1846, inspiré de la vie de Giuseppe Balsamo
  56. Les Deux Diane, 1846
  57. Impressions de voyage - De Paris à Cadix, 1847
  58. Les Quarante-Cinq, 1847
  59. Catilina, 1848
  60. Le Vicomte de Bragelonne, ou L'Homme au masque de fer, 1848
  61. Les Mille et un fantômes, 1849
  62. Le Collier de la reine, inspiré de l'affaire du collier de la reine 1849
  63. La Femme au collier de velours, 1850
  64. La Tulipe noire, 1850
  65. Le Trou de l’enfer, 1850
  66. La Colombe, 1850
  67. Montevideo, ou Une nouvelle Troie, 1850
  68. Le Drame de quatre-vingt-treize, 1851
  69. Impressions de voyage - Suisse, 1851
  70. Ange Pitou, 1851
  71. Olympe de Clèves, 1851
  72. Histoire de la vie politique et privée de Louis-Philippe, 1852
  73. La Maison de Savoie, depuis 1555, jusqu'à 1850, 4 vol., 1852-1856.
    Tome 1 : Emmanuel Philibert (1852), Tome 2 : Léone-Léona (1853), Tome 3 : Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, comtesse de Verrue, surnommée la Dame de Volupté (1855), Tome 4 : De Victor Amédée III à Charles Albert (1856)
    Publié exclusivement en Italie et réutilisé en partie dans Le Page du duc de Savoie (1855), La Dame de volupté (1863) et Les Deux Reines (1864).[16]
  74. La Comtesse de Charny, 1853
  75. Le Pasteur d’Ashbourne, 1853
  76. Isaac Laquedem, 1853
  77. Les Drames de la mer, 1853
  78. Ingénue, 1853
  79. La Jeunesse de Pierrot, 1854
  80. Une vie d’artiste, 1854
  81. Catherine Blum, 1854
  82. Saphir, 1854
  83. Vie et Aventures de la princesse de Monaco, 1854
  84. Les Mohicans de Paris, 1854-1855
  85. Souvenirs de 1830 à 1842, 1854
  86. La Jeunesse de Louis XIV (théâtre), 1854
  87. La Dernière année de Marie Dorval, 1855
  88. Marie Giovanni, journal d’une parisienne, 1855
  89. Le Gentilhomme de la Montagne (El Salteador), 1855
  90. Le Page du duc de Savoie, 1855. Réutilise des extraits de La Maison de Savoie (1852).
  91. Les Grands Hommes en robe de chambre ; César, Henri IV, Richelieu, 1855 –1856
  92. Madame du Deffand, 1856
  93. Les Compagnons de Jéhu, 1856
  94. Les Crimes célèbres, 1856
  95. Le Fils de la nuit ou Le Pirate (théâtre), 1856 en collaboration avec Gérard de Nerval, Bernard Lopez et Victor Séjour[17]
  96. L’Homme aux contes, 1857
  97. Charles le Téméraire, 1857
  98. Le Meneur de loups, 1857
  99. La Dame de volupté, 1857
  100. Les Louves de Machecoul, 1858
  101. De Paris à Astrakan, 1859
  102. Jane, 1859
  103. Histoire d’un cabanon et d’un chalet, 1859
  104. La Maison de glace, 1860
  105. La Route de Varennes, 1860
  106. Mémoires de Garibaldi, 1860
  107. Une aventure d’amour, 1860
  108. Le Père Gigogne, contes pour les enfants, 1860
  109. La Marquise d’Escoman, 1860
  110. Une nuit à Florence sous Alexandre de Médicis, 1861
  111. Les morts vont vite, 1861
  112. Bric à Brac, 1861
  113. La Princesse Flora, 1863
  114. La San-Felice, 1863
  115. La Boule de neige, 1863
  116. La Dame de volupté, ou Mémoires de Jeanne d’Albert de Luynes, 1863. Réutilise des extraits de La Maison de Savoie (1852).
  117. Les Deux Reines, 1864. Réutilise des extraits de La Maison de Savoie (1852).
  118. Lady Hamilton, 1865
  119. Les Blancs et les Bleus, 1867
  120. Les Hommes de fer, 1867
  121. La Terreur prussienne, souvenirs dramatiques, 1868
  122. La Guerre des femmes.

    Publications posthumes :
  123. Création et Rédemption, 1863
  124. La Fille du marquis, 1863
  125. Le Prince des voleurs, 1863
  126. Robin Hood le proscrit, 1863
  127. L’Île de feu, 1863
  128. Le Grand Dictionnaire de cuisine, 1873
  129. Propos d'art et de cuisine, 1877
  130. Le Roman de Violette, 1992
  131. Le Chevalier de Sainte-Hermine. Ce dernier roman, publié initialement sous forme de feuilleton en 1869, a été exhumé des fonds de la Bibliothèque nationale de France et publié pour la première fois en 2005.



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